Dans une ère où le monde est centré sur les nouvelles technologies et nouvelles innovations, l’univers des métaverses est apparu. Ils ont attiré toute la société, que ce soit des particuliers ou bien des professionnels. Récemment, Mark Zuckenberg a changé le nom du grand groupe “Facebook” pour donner naissance à “Méta”.
Dans notre cas nous allons particulièrement nous intéresser au monde des métaverses et NFT dans le milieu de la mode.
Les métaverses ont notamment conquis les consommateurs pendant la pandémie du covid 19 durant laquelle ils ont pu trouver un nouvel endroit pour aller s’habiller et s’évader. Bienvenue dans un monde virtuel !
Le terme fait bel et bien penser à de la science-fiction, et pourtant il s’y cache de réelles opportunités commerciales. Une convergence entre le monde réel et le monde numérique, née des jeux vidéo ou les joueurs dépenses plus de 100 milliards de dollars par ans en biens virtuels.
- Comprendre les notions de métaverse et NFT
- Les entreprises et les consommateurs face à ces technologies
- Focus sur l’appropriation de ces technologies dans le monde de la mode
- Les limites
les notions de métaverseS et NFT
Pour mieux comprendre le sujet, nous expliquons ces notions ci-dessous.
Un NFT désigne un fichier numérique auquel un certificat d’authenticité numérique a été attaché. Plus exactement, le NFT est un jeton cryptographique stocké sur une blockchain. (Article Futura Tech)
L’intérêt de stocker un NFT sur une blockchain réside dans le fait que cette dernière est infalsifiable. Elle est partagée par ses différents utilisateurs, sans intermédiaire, ce qui permet à chacun de vérifier la validité de la chaîne. Elle contient des blocs et chacun de ces blocs possède une empreinte électronique unique que l’on appelle hash (issu de la fonction de hachage).
Dans chaque bloc, plusieurs transactions sont effectuées et validées par des mineurs qui mettent à disposition leur puissance de calcul pour valider ces transactions. Si le bloc est validé, il est horodaté, c’est-à-dire que l’on va indiquer la date à laquelle il va être ajouté à la chaîne de blocs. De cette chaîne de blocs, on en déduit une des forces de la blockchain qui réside dans l’interconnexion entre ces différents blocs.
Les NFT sont donc inscrits dans une chaîne de blocs (blockchain) garantissant leur caractère infalsifiable.
Le NFT peut représenter divers éléments tels qu’une image, une vidéo, une photographie, un objet de collection, un élément de jeu vidéo, un film, un brevet etc.. Les NFT peuvent protéger garantissent la protection d’un élément virtuel et peuvent également permettre d’obtenir un titre de propriété sur un élément physique.
Exemple
La célèbre maison de vente aux enchères Sotheby’s a crée une plateforme de vente de NFT, les marques de vêtements investissent dans les NFT, certains chanteurs ou rappeurs vendent leurs créations sous forme de NFT ou on peut également citer une des licornes françaises, Sorare, qui a développé un jeu basé sur les cartes à collectionner de football (un panini 3.0) sous formes de NFT.
D’autre part, il existe le métaverse. C’est la rencontre entre le monde physique et le monde numérique. Un monde immersif dans lequel vous pourrez vous promener, jouer, apprendre, travailler et acheter. Dans cet espace, vous disposerez d’un avatar en 3D et c’est par le biais de cette représentation numérique que vous interagirez. (Article Cordis.europa)
Exemple
Le film Ready Player One de Steven Spielberg est la parfaite représentation de ce vers quoi nous pourrions nous diriger.
La société face aux métaverses et aux nft

Les entreprises semblent plus confiantes que les consommateurs quant à l’avenir de ces dernières. Dans son état actuel, le métaverse semble cibler principalement les hommes (64%), les entreprises à forte croissance (60%) et la Gen Z (55%) d’après une étude de Sortlist, plateforme de mise en relation B2B qui a réalisé un sondage auprès de 200 entreprises, dans 5 pays, ayant déjà investi dans le métaverse.
26% des marques s’attendent à faire un retour sur investissement dans le métaverse, tandis que 17% espèrent recueillir des données. 68% des marques interrogées pensent que cette technologie connaîtra un essor dans 5 ans. Et 55% estiment qu’il s’agit d’un investissement risqué qui en vaut la peine. Pour 47% des entreprises interrogées, c’est leur département innovation qui gère les initiatives liées au métaverse.
Trois projets dans lesquels les marques investissent le plus sont : la crypto (18%), les NFTs (15%) et le travail à distance (14%).
Alors que 52% des entreprises interrogées pensent que les clients sont prêts pour le métaverse, 54% des utilisateurs disent qu’ils ne feraient pas confiance à un monde virtuel. (Article Offre.média)
ces technologies dans La mode
Le monde de la mode va avoir sa place dans les métaverses. Depuis que Facebook a annoncé son rebranding “Meta” et a affiché ses nouvelles ambitions, il y a plusieurs sociétés qui ont, elles aussi, accélérées les choses. On peut le constater, notamment, avec le cas de Nike, qui a racheté RTFKT (start-up de production d’habit 3D/ NFT). En effet, dans notre monde, qu’il soit réel ou virtuel, notre apparence fait partie intégrante de notre vie en société. Il y a donc une demande et un marché derrière tout ça. Notamment autour des skins des avatars (skins = habillement), cela peut-être des robes, des chaussures, … Les maisons de couture ont déja commencé avec les jeux vidéo.
Exemple
- Valentino qui a créé des designs pour Animal Crossing
- Nicolas Ghesquière pour League Of Legends
- Balenciaga pour Fortnite
Les avatars sont des nouvelles opportunités pour les marques. Les joueurs veulent exprimer leur singularité dans le monde virtuel.
Comme indiqué précédemment, le secteur du numérique attire particulièrement la génération Z. On peut le constater avec l’utilisation des réseaux sociaux, l’intérêt pour les métaverses et le poids des jeux-vidéos dans le marché mondial.
En ce sens, l’apparence est omniprésente dans le secteur de la mode. La majorité des projets NFT ont été créés dans le secteur de l’art. On peut citer comme exemples Bored Ape, les projets NFT de l’artiste Takashi Murakami ou encore le rachat de l’entreprise de NFT de sneakers virtuels RTFKT par Nike.
L’implantation de NFT d’éléments de personnalisation de son avatar dans les métaverses est donc un des sujets majeurs de développement des entreprises de mode en ce qui concerne leur stratégie virtuelle. (cf. Exemples indiqués ci-dessus)
Aujourd’hui, il existe des plateformes de shopping virtuel qui rapproche encore plus le grand public à ce concept de mode virtuel.
Exemple
Dress X, site de shopping en ligne ou on trouve des articles de mode uniquement disponibles virtuellement. Le principe est d’acheter le vêtement, de télécharger une photo de vous et ensuite vous recevez une photo avec l’habit sur vous.
Ces technologies vont renforcer l’image de marque pour de nombreuses raisons :
- Limiter les contrefaçons
- Diminuer l’impact écologique
- Réduire les coûts de fabrication (Article Le Figaro)
Les limites
Une première limite que l’on pourrait citer est le simple fait de se munir d’un casque virtuel pour pouvoir accéder à cet univers ; qui n’est pas à la portée de tous.
D’autre part, il existe des limites d’un point de vue juridique. Les métaverses sont vulnérables à de potentiels crimes. En effet, des utilisateurs sont accusés de télécharger du contenu illicite et de pratiquer des jeux sexuels. Cette dimension présente un vrai danger pour les utilisateurs. Le développement de nouvelles technologies engendre de nombreux questionnements juridiques (la gestion des données personnelles, les droits de propriété intellectuelle, la caractérisation d’une agression ou d’un harcèlement virtuel…) (Article village-justice)
En ce sens, les NFT ouvrent également une brèche dans le droit de la propriété intellectuelle.
Exemple
L’affaire des métabirkin en est un parfait exemple. En effet, un artiste a mis sur le marché des NFT des représentations virtuelles du sac Birkin de chez Hermès sans le consentement de cette dernière. Cela constitue potentiellement une contrefaçon et c’est notamment sur ce terrain qu’Hermès a attaqué le propriétaire de Métabirkin. Le “vide juridique” que constituent les NFT ouvre une brèche à de multiples contrefaçons que les entreprises ont du mal à stopper au vu de leur nombre très important.
De plus, le développement de nouvelles technologies favorise d’autres comportements malhonnêtes. La multiplication des projets autour des NFT contribue au développement d’escroqueries basées sur l’absence de connaissance de certains utilisateurs.
Exemple
Des projets tels que Crazy Karts ou Evolved Apes qui ont permis à leurs créateurs de générer des milliers / millions de dollars en arnaquant les investisseurs. Ces projets faisaient la promotion de métaverses en lien avec des NFT. Cependant, dès l’instant où les NFT étaient vendus, les créateurs disparaissaient avec le montant des ventes et un projet inexistant.
Ces arnaques ont pu être effectuées en raison de l’appât du gain des utilisateurs. En effet, le boom des NFT a permis à de nombreuses personnes de générer des gains considérables. Cela incitait donc les autres utilisateurs à investir.
Par ailleurs, après un fort engouement, on peut noter une perte d’intérêt du public pour les NFT et le métaverse. (Article WSJ). En effet, les ventes de NFT ont diminué de 90% en une année. Serait-ce la fin des NFT et des métaverses ou un simple frein à l’engouement de ces technologies ?
En effet, comme toutes les nouvelles technologies, celles-ci se normalisent et perdent en intérêt pour certains utilisateurs.
Pour conclure, les NFT et les métaverses représentent une réelle opportunité pour les entreprises. Cependant, nous pourrions nous demander si les entreprises n’investissent pas dans ces technologies par crainte de ne pas être compétitifs ? ((Article The Wall Street Journal))
Simple effet de mode ou réelle révolution numérique ? Les innovations technologiques n’ont cessé de nous surprendre par le passé, il conviendra d’observer si celles-ci en feront partie.



0 commentaires