Les influenceurs digitaux : un levier de la stratégie marketing

9 juillet 2020

L’éclosion de l’ère digitale a favorisé l’émergence de nouveaux outils de gestion notamment les sites web, les réseaux sociaux. Grâce à ces derniers, de nombreux influenceurs sont arrivé en haut de l’échelle.

Aujourd’hui, le digital s’avère être l’unique moyen pour réaliser ses fins d’influence, comme il fournit « où » exercer cette influence mais surtout facilite l’accès à l’information gratuitement. Par conséquent, nous parlons de la popularisation du web.

Les influenceurs digitaux sont la nouvelle génération des leaders d’opinions avec l’évolution du digital.

Avec un seul clic, l’internaute a la capacité de s’exprimer sur une variété de plateformes digitales et de prendre la parole sur différentes thématiques. Nous assistons à tout moment ce qu’une personne fait de sa vie, où elle est, quel produit elle utilise à l’instant T.

Cette création de contenu massive concentre jour après jour une communauté extrêmement large faisant de l’influence un réel métier professionnel.

Le digital et la libre circulation de l’information 

La démocratisation d’internet a bouleversé les moyens de communication et de partage de l’information. Elle est primordial pour une meilleure diffusion des informations sur ses produits auprès du grand public.

Si autrefois la communication s’effectuait majoritairement dans les mass médias traditionnels, aujourd’hui l’internaute exprime son point de vue au plus grand nombre via les médias sociaux. Il faut donc pouvoir écouter, analyser le discours des individus pour qu’il corresponde au message que veut insuffler la marque.

En effet, l’information est accessible partout, l’acte d’achat peut s’effectuer à l’autre bout de la planète, c’est toute la stratégie de marketing qu’il faut réajuster.

Nous parlons aujourd’hui de marketing communication intégré, c‘est à dire un plan complet pour évaluer les rôles stratégiques d’une gamme de différentes disciplines de communication confondant le on-line et l’off-line.

Réseaux sociaux et les influenceurs

Un réseau social est un ensemble d’entités sociales telles que des individus ou des organisations sociales reliées entre elles par des liens crées lors d’interactions sociales. En un mot, c’est un service centré autour de l’individu.

Par ailleurs, les nouveaux métiers notamment d’influence ont vu le jour avec la révolution numérique. En fait, l’utilisation massive des réseaux sociaux ne fait qu’accroitre la communauté des influenceurs. Les internautes sont plus sensibles à un processus de diffusion d’information rapide et aux contenus immédiats et instantanés.

  • Facebook : est la plus ancienne des grandes plateformes qui concentre 1,18 milliard d’utilisateurs actifs quotidiennement dont le moyen âge 22 ans.
  • Instagram : rassemble 600 millions d’utilisateurs chaque mois. Ce réseau est utilisé pour poster des démonstrations des produits, promouvoir des événements…
  • YouTube : est la plateforme qui est dédiée au partage de vidéos sur des segments comme de musique, life style…
  • Twitter : est un réseau qui compte actuellement 317 millions par mois, a un caractère instantané des échanges avec les clients et prospects (répondre à des questions prévente…)
  • Snapchat : est l’espace dédié au partage de stories, à l’ajout de filtres aux photos. Avec 150 millions d’utilisateurs pas jour, les marques l’utilisent pour se rapprocher davantage de sa cible (photos de coulisses…)

Les influenceurs digitaux sont des utilisateurs experts des réseaux sociaux. Afin de concrétiser leurs projets, ils sont amenés à chiffrer les codes sur les réseaux sociaux portant sur les contenus publiés, le rythme de publication.

L’utilisateur : un générateur de contenu

Les plateformes sur le web, les réseaux sociaux numériques, les outils de notations, sont des outils permettant de diffuser du contenu en rapport avec les marques.

Les spécialistes du marketing utilisent depuis longtemps un modèle traditionnel dit mental de marketing comprenant trois étapes.

Nous parlons d’un individu exposé aux « stimulus » comme le développement d’une publicité télévisée. En deuxième lieu « shelf » appelée first moment of truth, portant sur les points de vente (magasin physique). Et « experience » qui est second moment of truth, là où le client ramène le produit à la maison, et partage son expérience par la suite. 

Et donc, si les spécialistes du marketing centralisent leurs efforts autours ces trois étapes, ils doivent réussir leurs stratégies.

Néanmoins, dans le cadre d’une étude réalisée par Google et Shopper Sciences, utilisant 5 000 acheteurs, allant des épiceries aux produits financiers, a révélé que le digital change la donne.

L’objectif de cette enquête a été d’identifier le cœur de l’influence et savoir comment les acheteurs passent d’indécis à décidés. Quelles sources ils utilisaient pour prendre des décisions ? Quand ils les utilisaient et quelle influence chacun d’eux avait sur lui ?

Les résultats ont démonté que l’acheteur moyens fait recours à 10,4 sources d’information contre 5.3 en 2010.

Les consommateurs ont changé leur approche de prise de décision.

En quelque sorte, une quatrième, voire cinquième étape sont apparues dans le modèle mental marketing: zero moment of truth et third moment of truth (partager).

Du bouche à oreille au Buzz/Bad Buzz

Inclure les réseaux sociaux dans la stratégie de communication d’une marque n’est plus un effet de mode. C’est devenue une obligation en prenant en considération les enjeux en termes d’impact, d’audience et d’optimisation des coûts.

Le bouche à oreille virtuel peut amplifier le message des marques ou le sabrer si l’internaute n’adhère pas au message de la marque.

Aujourd’hui nous parlons des outils puissants et vigoureux vu leur influence robuste sur le comportement du consommateur et sur la notoriété de la marque. Par contre, la réussite de cette intégration nécessite de définir préalablement ses objectifs stratégiques. En effet, si la présence est bien contrôlée sur les réseaux sociaux, elle peut s’avérer très pertinente.

Il peut se relever naturellement, là où le bouche à oreille est créé spontanément sans inclure une action marketing. Et il peut se relever d’une technique de communication engagée dans la stratégie marketing visant à promouvoir le lancement d’un produit. Synonyme du marketing viral, la marque capitalise sur le bouche à oreille pour réaliser ses fins commerciales.

A l’inverse d’une démarche mal orchestrée sans objectif coûtant chère en argent, en temps et en image à l’entreprise. Ce bouche à oreille négatif est favorisé par l’internet : réseaux sociaux en vue de la rapidité de propagation.

Influenceurs digitaux et marques : relation gagnant-gagnant

Beaucoup de réflexions se positionnent sur ce périmètre. D’un côté les objectifs inscrits dans la stratégie marketing de la marque et d’un autre côté, les fins numériques de l’influence. Les liens se resserrent et chacun voit son intérêt se réaliser à travers cette relation. Est-ce une relation saine ou plutôt de dupe ?

Objectifs de la marque et rôle de l’influenceur

Derrière le recours au marketing d’influence, la marque axe ses efforts autours des objectifs ambitieux. Exploiter le pouvoir d’influence est la clé pour être efficace et efficient et être présent à l’esprit du consommateur en permanence.

Les principaux objectifs de marque peuvent se résumer en quelques points, citons :

  • Moderniser sa communication digitale pour garantir une meilleure visibilité sur les réseaux sociaux auprès de son audience.
  • Conquérir de nouveaux espaces est le défi à relever pour l’entreprise.
  • Développer les affaires et stimuler la demande sur ses produits / services.
  • Fidéliser les clients actuels et potentiels
  • Développer l’e-réputation par le renforcement de son image sur les réseaux sociaux.
  • Augmenter le trafic vers son site ou ses pages sur les réseaux sociaux.
  • Créer un univers autour des produits ou services.
  • Nouer de nouvelles relations avec les parties prenantes.

Le rôle des influenceurs est de véhiculer un contenu et un message cohérent et adéquat avec ses valeurs. Il ne se limite pas à faire des stories des photos du produit. Il doit mettre en lumière le bénéfice et la valeur ajoutée du produit/ service présenté et qu’il fournisse la bonne information à son audience.

Les influenceurs et la maximisation de leurs gains

Sans compensation, l’influenceur sera moins enclin à collaborer avec la marque, que ça soit matérielle ou immatérielle. Les propositions de rémunération par la marque ne peuvent être infinies. Il existe effectivement 3 types à savoir :

  • Le gifting : il s’agit d’offrir l’influenceur le produit à promouvoir, personnalisé à son nom, adapté à ses goûts…
  • Marketing à la performance (d’affiliation) : il s’agit ici d’une politique beaucoup plus populaire. Les marques s’engagent de verser une partie/commissions aux influenceurs sur les ventes ou abonnés générées grâce à leurs publications.
  • Rétributions immatérielles qui consistent en un gain d’engagement : L’influenceur est devenu un véritable stratège de marketing digital. Son rôle est de participer désormais aux événements très prisés de la marque.

Les rémunérations plébiscités les plus populaires auprès des influenceurs : Selon une étude effectuée auprès de 365 bloggeurs par Cision, sous thème « Marketing d’influence, que veulent les bloggeurs », 36% des influenceurs exigent rarement une contrepartie financière aux marques qui les sollicitent. Néanmoins, certains types de rémunérations sont plus préférés que d’autres.

Aujourd’hui, le marketing d’influence représente un véritable enjeu pour la survie des marques et le maintien de leurs positions sur le marché. Cette technique permet un retour sur investissement facilement mesurable, en raison de son intelligence.

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