Dans cet article, nous donnerons une rapide définition du marché de l’occasion et nous tenterons de comprendre le degré de confiance du consommateur envers ce dernier. Développement du marché de l’occasion : historique, définition et compréhension des enjeux du consommateur et des distributeurs sur ce marché.
Introduction
Offre trop aléatoire, géolocalisation du produit compliqué, risque d’arnaque, image sociale peu valorisée… Autant de freins de la part du consommateur qui ne permettent pas de faire en sorte que le marché de l’occasion se développe. En effet, jusque dans les années 70, le marché de la seconde main n’a pas la côte !
C’est dans les années 90 que le marché de l’occasion connaît un réel engouement de la part des consommateurs. De cette manière, ce dernier se développe donc à vue d’œil vingt ans plus tard. S’il y a quelques années encore, les points de rencontre entre vendeurs et acheteurs restent peu nombreux, il existe aujourd’hui un écosystème bien garni d’applications et de sites internet spécialisés dans ce secteur. Vêtements, meubles, voitures, luxe… tous les domaines bénéficient de ce nouveau moyen de transaction qui demeure une alternative au marché du « neuf ».
De nos jours, banalisé et répandu, le marché de l’occasion est donc estimé à 7 milliards d’euros début 2019. Entre 2013 et 2015, ce marché a augmenté de 3,8 % contre une augmentation de la consommation des ménages d’uniquement 1,6 % (XERFI)

Le marché des occasions
Définition
Le marché de l’occasion se définit comme l’échange de biens usagés, non neufs, ayant déjà appartenu à un premier acquéreur (D. Bauhain-Roux et D. Guiot, 2001). Nous pouvons compléter cette définition et mentionner le fait que le marché de l’occasion est un marché parallèle à celui du « neuf ».
Marché le l’occasion : un marché 2 en 1
Il est important de faire la différence entre deux types de bien qui se rencontrent sur le marché de l’occasion :
- Type 1 : les antiquités (objets de plus de 100 ans), objets de collection…
- Type 2 : les autres biens diverses (dont l’âge est inférieur à 100 ans).
Ces deux types de bien d’occasion, n’ont pas la même valeur vénale (très élevée vs moyenne/ faible) ou la même fonction principale (symbole vs usage). En conséquence, les circuits de distribution de ces deux types de produit ne sont pas gérés de la même manière. Concernant le type d’occasion numéro 1, l’achat des biens se fait généralement par des acquéreurs spécialisés (commissaires-priseur, antiquaires…). Ces derniers connaissent la valeur du produit et offrent une certaine sécurité à l’acheteur de par leur statut. Le type d’occasion numéro 2 s’échangent généralement sur des lieux spécialisés : brocantes, puces, sites internet spécialisés… Le vendeur est libre de vendre au prix qu’il souhaite : la garantie de la qualité et du prix adéquat est souvent remise en cause.
Quand le consommateur devient commerçant
Climat de confiance
Il est vrai que dans le cas d’échanges de biens de seconde main, n’oublions pas que le vendeur est avant tout un consommateur. De plus, le contrat entre les deux parties se fait de manière informelle et est donc fondé sur la bonne foi du vendeur et de l’acquéreur. Risque de tromperies, arnaques, manipulations sont des risques auxquels le vendeur comme l’acheteur peuvent faire face. Nous nous demandons donc comment installer un climat de confiance entre le vendeur et l’acheteur ?
Transparence, confiance, sécurité, autant d’adjectifs qui entourent une transaction entre un vendeur et un acheteur. Contrairement aux achats sur le marché du neuf, les transactions entre un acheteur et un vendeur particulier sont moins encadrées. Comment donc une relation de confiance s’installe entre les deux parties afin que la transaction se déroule de la meilleure des manières possibles ?
Toutes attitudes de la part des deux parties qui montrent la bonne volonté et de la bonne foi sont les bienvenues. Mettre en place des dispositifs marchands (contrats etc) permet la sécurisation de la transaction.
Nous remarquons que le vendeur cherche toujours à installer un environnement qui soit le plus ressemblant à ce que l’acheteur pourra trouver sur le marché du neuf. Montrer un maximum de photos ou de vidéo est un bon moyen d’illustrer sa bonne foi.
Les agents dits intermédiaires restent le meilleur moyen pour contrer le problème de confiance sur le marché de l’occasion. Dans la mesure du possible, pour être crédible, ce tiers doit être reconnu et fiable.
Les techniques misent en place par les distributeurs
Vinted pour les vêtements, Momox pour les CD et le DVD, Leboncoin pour… à peu près tout ! Grâce à l’avènement du web, de nos jours à chaque secteur sa plateforme de revente en ligne ! La réputation de ces sites de revente est un moyen puissant d’accorder sa confiance et de se lancer dans les premiers achats/ ventes de bien sur internet.
Focus vinted – Le nouveau consommateur

Une fiche produit compète, des abonnées, des notes, des commentaires, Vinted est à la limite du réseau social. Sur cette application, une vente toutes les deux secondes est enregistrée ! L’application joue un rôle de tiers de confiance pour les vendeurs et les acheteurs. Car il est vrai que les transactions se réalisent en plusieurs étapes. A aucun moment l’argent est versé sur le compte du vendeur si l’acheteur n’a pas reçu et valider son article. De plus, en cas de problème, Vinted propose un remboursement à la personne concernée. Dans tous les cas, le risque est limité.
Par conséquent, Vinted se positionne donc comme une communauté de personnes de confiance. Les vendeurs à la fin de la transaction acquièrent des notes positives ou négatives qui seront consultées par les acheteurs. Plus le vendeur à des notes positives, plus la confiance accordée par l’acheteur est haute. Ce système permet de faciliter les ventes pour les vendeurs qui ont un moyen de prouver leurs bonnes fois.
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