Introduction
Dans cet article on va tout d’abord chercher à éclaircir le terme « entreprendre ou entrepreneuriat » dans un premier temps. Ensuite à travers différentes études sur des expériences éducatives on va montrer en quoi consiste incitation à l’entrepreneuriat. On va ensuite montrer en quoi cela est bénéfique pour la vie en communauté et non pas seulement à l’école. Enfin la dernière partie sera consacrée à la réflexion sur les actions qui pourront être menées afin que les enseignants puissent accompagner aux mieux les jeunes à être des entreprenants.
Étymologie et définition de l’entrepreneuriat
Le mot entreprendre est polysémique d’où l’intérêt de montrer quel aspect nous intéresse dans cette analyse. L’union européenne l’a défini comme: « L’esprit d’initiative et d’entreprise consiste en la capacité de passer des idées aux actes. Il suppose créativité, innovation et prise de risques, ainsi que la capacité de programmer et de gérer des projets en vue de la réalisation d’objectifs… ». C’est justement cet aspect-là qui nous intéresse. En effet cela veut dire qu’entreprendre n’est pas forcément accompagner les jeunes à créer une entreprise. Cela implique aussi les aider à développer des compétences transversales dans leur domaine de prédilection quel que soit le secteur d’activité. L’objectif finale est de faire profiter la société de son savoir-faire.
Le mot « esprit » quant à lui fait référence à la capacité de réflexion. Plusieurs théories philosophiques sont d’accord sur le fait que l’esprit d’entreprendre repose sur deux faculté, celle de la pensée mais aussi l’action.
Il est certes vrai que entrepreneuriat repose sur plusieurs compétences personnelles tel que la personnalité, la confiance en soi, l’intelligence…Néanmoins l’esprit d’entreprendre est un ensemble de savoir-être et savoir-faire qui se développe avec le temps. Avec la répétition et un travail continue. En effet comme le dit plusieurs des philosophes le travail sur soi ce qui est notamment appelé « métacognition » est obligatoire pour devenir entrepreneur car c’est une faculté qui permet de se remettre à chaque fois en question sur ses propres pensées. D’où l’importance finalement d’exercer un travail physique et de réflexion continue pour réussir son entrepreneuriat.
La métacognition et l’esprit d’entreprendre
Selon Helga Löbler (2008), cette faculté de métacognition et d’esprit d’entrepreneuriat que l’on cherche à apprendre existe déjà dans la nature humaine avant le formatage subit à l’école. De même, nombreux sont les auteurs qui vont critiqués ce point du système éducatif. Cela tend à normaliser l’éducation dans le sens où cette discipline managériale est en contradiction avec le développement de l’esprit de entrepreneuriat.
« L’effectuation de Sarasvatî » va S’opposer à la causation. On peut remarquer que la différence justement entre les deux stratégies est la connaissance du moyen pour réussir son projet. L’effectuation va plutôt se baser sur un modèle où l’on possède déjà les moyens et on cherche à réaliser un objectif. C’est le cas de l’enseignement aujourd’hui. Tandis que dans la causation l’objectif est méconnu, les moyens sont donc aussi à planifier. Cela va donc plus pousser l’individu à la réflexion et la multiplication des tentatives avant la réussite.
la pédagogie actuelle
Aujourd’hui les pédagogies entreprenantes cherchent à favoriser de la cognition, c’est-à-dire cette capacité d’interagir avec un groupe de personnes autour d’un sujet. Cependant la métacognition est la capacité à se remettre soit même en question ce qui suscite une cogitation interne et donc une analyse de sa propre réflexion.
Malheureusement, c’est la cognition qui est une pratique courante dans un monde où les personnes ne sont pas maîtres de leurs choix de trajectoires individuels. Ceci est l’un des principales causes du burn-out de nos jours.
Le développement de l’esprit d’entreprendre concerne bien les jeunes dans le sens où c’est à partir du jeune âge où la capacité de réflexion est très développée. Néanmoins les enseignants et l’ensemble des acteurs (parents, l’état, les accompagnants…) doivent s’adapter aux compétences de chacun. L’objectif cherché est que le système d’enseignement permette un épanouissement et un environnement entrepreneurial en faveur de la société.
Les Démarches déductives et inductives
L’académie de Paris sur son site officiel avance que toute pédagogie va reposer sur le choix d’une des stratégies suivantes :
- La démarche Déductive
- La démarche inductive
Comme précisé sur l’article la démarche déductive, est celle qu’on a souvent tendance a utilisé aujourd’hui. Son raisonnement consiste à partir de la règle générale pour une application sur un cas précis par la suite.
La démarche déductive est basée sur des observations et réflexions cohérentes d’une ou plusieurs situations pour ressortir avec une conclusion. Et c’est justement là où la démarche déductive est intéressante car c’est une méthode adaptée à l’esprit entrepreneuriat. Ainsi éduquer les jeunes à utiliser ce concept fera en sorte à ce qu’ils deviennent de plus en plus entreprenants.
C’est d’ailleurs ce que nous explique Gunter Pauli lors d’un échange réalisé avec des étudiants à Polytechnique en avril 2018.
Entreprendre selon Gunter Pauli
Dans cette vidéo autour de l’entrepreneuriat dont le thème est « les professions à inventer » l’entrepreneur critique le système éducatif actuel . L’auteur le qualifie de peu inspirant et trop protecteur, car il ne pousse pas l’étudiant à prendre des initiatives ni à penser sur comment réussir son entrepreneuriat.
Il prend notamment exemple sur la stratégie de guerre chinoise qu’il qualifie de très efficace. Il s’agit de “L’art de la guerre” de Sun Tzu. Comme la démarche inductive, elle consiste à réussir avec un minimum de moyen mais avec beaucoup de réflexion.
Dans cette présentation il évoque quelque uns de ses projets qu’il a pu réaliser depuis sa sortie de l’INSEAD. Il incite les étudiants présents à réfléchir sur comment entreprendre : « les vagues sont toujours là, il faut s’avoir saisir l’opportunité ».
En effet sur ce passage il explique que les notions appris à l’école aujourd’hui ne sont pas pertinents pour penser à de nouveaux projets. Il y’a plein d’opportunités qui sont présentes sur le marché. Néanmoins, c’est étude de l’opportunité et la manière dont ils vont la développer, la synthétiser et la vendre qui va définir leur succès. C’est cet esprit-là, qui est peu développer à l’école actuelle qu’ils devront appliquer pour réussir des projets.




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