Depuis quelques années, les géants de l’industrie automobile se sont lancés dans une course aux voitures autonomes. Ils promettent une voiture circulant en ville, en toute sécurité et sans conducteur. Force est de constater que l’avènement de ces voitures est loin d’être devenu une réalité. En effet, ce mode de transport présente aujourd’hui des enjeux technologiques et législatifs. Pourtant, leurs concepteurs actuels y croient toujours dur comme fer et imaginent sauter le pas dans un futur proche.
- Le fonctionnement de la voiture autonome
- Voitures autonomes, à quel niveau ?
- L’intelligence artificielle au service de l’homme
- Une technologie qui présente certaines limites
- Les voitures autonomes, présentes dans nos rues en 2022 ?
Le fonctionnement de la voiture autonome
Les voitures autonomes sont composées d’éléments matériels et logiciels très avancés. Ceux-ci coopèrent automatiquement grâce à l’intelligence artificielle (IA) afin de faire fonctionner le véhicule en autonomie. Ce fonctionnement s’effectue en suivant différentes étapes :

La perception des informations de la voiture autonome
Quand on parle d’éléments matériels, on fait référence aux dizaines de capteurs, caméras, radars et lasers dont regorgent ces véhicules. Véritable “yeux” de ces voitures 2.0, ils permettent de percevoir et de recevoir toutes les informations extérieures utiles à la conduite.
La fusion et l’analyse des informations récoltées
La partie logiciel joue le rôle de “cerveau”. Elle analyse les informations récoltées, pour leur donner un sens en temps réel, grâce à l’IA. Ces logiciels ont été soigneusement codés pour analyser correctement l’environnement extérieur, et mémoriser divers scénarios, afin d’apporter la réponse la plus adaptée en toutes circonstances.
La prise de décision et l’activation
Une fois les informations traitées par l’IA, le logiciel va alors prendre une décision de conduite .
Imaginons que les caméras transmettent l’information d’un mouvement devant le véhicule, le logiciel va alors analyser la forme et prendre une décision.
Dans le cas d’un piéton qui s’apprêterait à traverser, le logiciel prendrait la décision d’activer les freins pour stopper la voiture. Cette prise de décision aboutit à une activation et à une désactivation de certaines commandes.
voitures Autonomes, à quel niveau ?
Une voiture autonome désigne une voiture dont la conduite est en partie ou entièrement automatisée. Ainsi, on distingue 6 niveaux qualifiant les véhicules autonomes. Cette classification se base sur le degré d’intervention d’un conducteur et son degré d’attention au volant.

L’intelligence artificielle au service de l’homme
La voiture autonome signifie plus de sécurité et plus de liberté :
- Moins de stress, plus de sécurité : le véhicule automatisé prend ainsi en charge des éléments délicats comme la gestion de la vitesse et l’embrayage, diminuant ainsi l’erreur humaine.
- Garage assisté : la voiture autonome se gare toute seule. Elle permet notamment d’optimiser les stationnements.
- Seniors et PMR : un véhicule automatisé facilite la circulation des seniors et des personnes à mobilité réduite en leur donnant davantage d’autonomie.
- Économie et gain de temps : elle choisit les trajets les plus courts, donc les moins coûteux, et permet également un gain de temps accru.
- Transports et logistique : la diffusion du véhicule autonome bouleversera l’économie des transports du fret et de la logistique.
Une technologie qui présente certaines limites
La fiabilité du système
Si la technologie n’a cessée d’évoluer au fil des années, elle doit continuer à s’améliorer pour devenir infaillible. Malheureusement, les premières tentatives d’insertion des véhicules autonomes dans des situations réelles ont engendré des accidents, où les citoyens deviennent les cobayes du progrès technique.
L’accident mortel d’Uber en Mars 2018 en Arizona a notamment été un énorme coup d’arrêt dans l’expansion des voitures autonomes.
En effet, cet accident démontre parfaitement les limites actuelles des voitures autonomes. Notamment la non fiabilité des systèmes de sécurité ainsi que les problèmes de perception de la voiture. « Une partie de la « perception » n’est pas encore résolue. On en est à 80-85 %, ce qui signifie que, dans 15 % des situations problématiques, la voiture peut heurter les objets ou les personnes, les tuer ou les endommager », annonce Avideh Zakhor, enseignante à l’université Berkeley. Source : Le Point

La législation doit s’adapter aux voitures autonomes
Le fait que les voitures autonomes soient à l’origine d’accidents de la route amène une nouvelle problématique : la responsabilité en cas d’accident.
En France, la législation est devenue plus claire lors des premiers tests de voitures autonomes datant de 2016. Un décret paru le 1er Juillet 2021 est venu adapter certaines règles du Code de la route, afin de prendre en compte le développement de ces véhicules.
Il prévoit ainsi d’exonérer le conducteur du véhicule autonome de toute responsabilité en cas d’accident. Cette clause ne s’appliquera que si le système automatisé est enclenché, et le véhicule utilisé dans les conditions autorisées. Cela concerne les voitures autonomes allant jusqu’au niveau 4. Ces dernières pourront donc circuler sur le réseau routier français à partir de Septembre 2022.
La sécurité du système et de la data des voitures autonomes
L’intégration d’un ordinateur pour gérer la conduite d’un véhicule présente un enjeu important de sécurité. Il est indispensable de mettre en place un système de cybersécurité ultra-performant pour éviter la prise de contrôle de ces véhicules par un tiers malveillant. Les constructeurs l’ont bien compris et travaillent ensemble pour sécuriser la chaîne de données. Reste alors la question de la data. Ces données sensibles et privées recueillies auprès des utilisateurs doivent également être protégées. Des questions restent en suspens : Qui reste propriétaire des données ? Comment peuvent-elles être utilisées ?
Les VOITURES autonomes, présentes dans nos rues en 2022 ?
Si les premiers essais de voitures autonomes remontent aux années 1970, au Japon, il a fallu attendre les années 2010 pour voir les premiers prototypes rouler dans nos rues. Les GAFAM, Google en particulier, ont dévoilé divers projets comme la Google Car en 2014.
Mais depuis, quelle évolution ? Une technologie qui s’est améliorée, mais n’est toujours pas au point. Des promesses que d’ici 5 ans, les véhicules circulant dans nos rues seraient autonomes. Promesses entendues depuis maintenant plus de 10 ans.
Lors du CES 2022 de Las Vegas, la voiture autonome était omniprésente. A tel point que plusieurs entreprises affirmaient que la technologie était sur le point d’être intégrée dans les véhicules de série.
Le Monde nous apprenait également que le constructeur Mercedes-Benz avait eu l’autorisation de déployer un système de conduite autonome de niveau 3 en Allemagne. Ainsi, ce système permettra une conduite autonome sur certaines portions de route, comme les autoroutes, jusqu’à 60 km/h. Néanmoins, le conducteur devra rester vigilant et être capable de reprendre le volant à tout moment si cela est nécessaire, sous peine de voir le véhicule s’immobiliser.

Vous l’aurez compris, la voiture autonome a encore du chemin à parcourir, que ce soit au niveau technologique, légal ou industriel. La progression réalisée ces dernières années a permis de voir arriver des véhicules partiellement autonomes. Mais il faudra encore quelques années avant de pouvoir dormir à l’arrière de sa voiture lors de ses trajets quotidiens.
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