Rendre visible l’invisible
Dans notre quotidien personnel comme professionnel, l’information circule en permanence !
Nous sommes face à une intensification des échanges qui engendrent un besoin d’instantanéité et de simultanéité. Cela entraîne alors une démultiplication des supports numériques et une connectivité grandissante.
Toujours plus de services en ligne, toujours plus de connexions, toujours plus d’applications.
Sommes-nous face à une pollution numérique réelle ?
Souce Ademe : Le guide d’un numérique plus responsable
l’industrie de la tech & écologie
On pourrait penser que l’industrie numérique minimise nos efforts en termes de déplacements et d’échanges physiques ! Et cela en les compensant par des appareils numériques. Cependant, notre impact carbone n’en est pas moins faible.
En effet, nombreuses activités numériques ne sont pas sans conséquences pour notre planète. Par exemple, regarder un film, utiliser un objet connecté, interagir sur les réseaux sociaux, stocker des données ou en télécharger ont un impact négatifs.
Il faut savoir que toutes ces données sont hébergées dans des grosses machines que l’on appelle des datas-centers (appelées fermes du web).
A noter, les données d’informations numériques qui affluent à travers la planète sont multipliées par deux tous les deux ans ! Les émissions de CO2 et la consommation d’énergie sont constamment en hausse.
LA covid-19 accélère ce phénomène
l’ accroissement du télétravail
L’arrivée de la covid-19 a développé la pratique du travail à la maison en favorisant notamment l’usage des visios. Ces dernières sont énergivores en bandes-passantes. Certes, cela a permis à des entreprises de réduire leurs coûts d’infrastructures (loyer, entretien des locaux, chauffage et eau). Toutefois, cela a démultiplié les échanges via l’internet accentuant cette pollution numérique.
L’impact de la 5G
D’ici 2030, le secteur du numérique en France va connaître une croissance de 18 à 45%. Cela par la mise en place de la 5G (étude du Haut conseil pour le climat). Forcément, cela engendrera une hausse significative des connexions web et donc une augmentation de la circulation des données.
Un facteur qu’il faudra observer de près quand on sait que les fermes du web génèrent la moitié des émissions de gaz à effet de serre dans le domaine du numérique.
population & pollution numérique
D’après un article Grizzlead, 73% des français ne sont pas conscient des enjeux de l’écologie digitale.
Voici DES exemples concrets DE POLLUTION NuMERIQUE:
- Envoyer une photo de vacances à un ami représente 20 grammes d’émission de CO2 soit un déplacement de 500 mètres en voiture.
- “Liker” une photo de son voisin entraîne un cheminement vers des câbles souterrains, un stockage dans les datas centers voir plusieurs, un passage par des satellites. Pour ensuite être redondé dans d’autres centres afin d’accélérer la circulation de la donnée.
- Travailler une journée sur un ordinateur représente 9km en voiture ou la consommation électrique de 80 ampoules.
plus c’est virtuel, plus c’est matériel !
D’après Inès Leonarduzzi (Présidente de l’ONG Digital for The planet), il existe 3 types de pollutions numériques :
- La pollution numérique intellectuelle : les nouvelles technologies sont présumées nous aider à augmenter nos capacités intellectuelles alors que parfois elles ont l’effet inverse, elles nous font régresser. Par exemple, cela impacte aussi bien l’acquisition de connaissances individuelles (cognitif) ou de groupe (intelligence collective).
- La pollution environnementale : La production et le recyclage des matériels électroniques sont très polluants. Pour fabriquer les nanotechnologies, l’industrie a besoin de matières premières qu’elle trouve dans les métaux. Leur approvisionnement s’effectue à travers le monde et engendre des conflits armés, une exploitation importante des ressources naturelles et une pollution croissante (sols, air, eau, etc.), en plus de graves inégalités sociales.
- La pollution sociétale : Le numérique devrait unir les États, les civilisations et les cultures. Pour autant, l’arrière du décor de l’internet en est tout autre. Nos données sont sous surveillance parfois illégale. Des outils comme le tracking, l’écoute, l’enregistrement de données engendrent l’espionnage de nos vies connectées. Cela peut créer des dérives et des comportements néfastes.
quelques chiffres sur l’internet :
Ces données chiffrées doivent nous permettre de repenser notre usage de l’internet, mais aussi celui des appareils numériques (téléphone, Pc, tablettes, appareils connectés etc…). Ces objets ont bien un impact sur notre environnement et ce à plusieurs étapes de leur existence : quand on les pense, fabrique, utilise ou lorsqu’on s’en sépare (la phase de destruction si pas de don ou de recyclage)
DEs Usages plus verts ?
L’impact du numérique sur l’environnement et sur les personnes peut être réduit par un usage plus modéré d’internet. D’ailleurs, nous pouvons tous à notre niveau améliorer notre comportement et préserver notre écosystème, vous trouverez ici quelques éco-gestes dans l’article du blog MDCE .
Le cyberespace n’est pas palpable mais pour autant il est bien réel via les datas centers.
Cette part d’éco-responsabilité doit se mettre en place aussi bien dans notre quotidien personnel que dans le cadre professionnel. La transformation digitale des entreprises a bien des avantages mais présente aussi des inconvénients. Par conséquent, de plus en plus d’entreprises adhèrent à une nouvelle discipline appelée le GREEN IT. Celle-ci regroupe un ensemble de techniques visant à réduire l’empreinte sociale, économique et environnementale du numérique (source wikipédia).
Le Green IT rassemble 8 thématiques : les infrastructures informatiques, les Data Centers, les impressions, la gestion de la fin de vie, les achats, la gouvernance, les postes de travail et les applications.
“Aujourd’hui, il y a peu d’entreprises françaises qui ont adopté cette démarche. Seules 20% des structures intègrent des critères de développement durable au sein de leurs appels d’offres IT et à peine 1/3 éco-conçoivent leurs logiciels. » (Source Grizzlead )
Conclusion Sur LA POLLUTION NUMERIQUE
Pour conclure, la généralisation des appareils électroniques et le développement du numérique se révèlent assez gourmands. Ces constats peuvent alors nous amener à une prise de conscience réelle. Pour cela, nous devons chacun à notre niveau entrer en action afin de protéger notre planète (cf : blog MDCE cité ci-dessus).
Là où la crise climatique est bien présente, nous devons garder les bonnes pratiques du numériques tout en ayant conscience des impacts énergétiques et environnementales de son utilisation.




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