Protection des données personnelles dans le digital

24 novembre 2021

A l’heure de l’explosion du digital, accélérée par la crise de la Covid 19, la protection des données personnelles est au cœur de la préoccupation de tous les acteurs du digital.

Retours sur les changement majeurs sur les données personnelles

Pour rappel, en 2018, première bombe pour les acteurs du digital avec l’entrée en vigueur en Europe du RGPD. (Si vous avez manqué l’info, retrouvez l’intégralité du texte sur le site de la CNIL)

Afin de s’assurer de la bonne application de ce règlement, la CNIL a renforcé son contrôle a posteriori et à mis en place des sanctions pécuniaires importantes.

Ayant ouvert la voie à un renforcement de la sécurité des données personnelles, les grands acteurs du digital ont dû adapter leur politique. 

2021 marque un tournant décisif sur l’ensemble des leviers digitaux quant à la politique des données personnelles.

Quel impact sur le référencement naturel ? 

Avant toute chose, il est bon d’introduire ce qu’est le référencement naturel également appelé SEO (Search Engine Optimization). Il s’agit tout simplement du fait d’optimiser la présence d’un site internet dans les pages de résultats de Google. 

La protection des données personnelles qui s’est faite de plus en plus accrue ces derniers mois a évidemment impacté l’analyse SEO des divers sites et ce peu importe leur secteur d’activité. En outre, nous remontons en moyenne une perte de données analysables, principalement en termes de session et d’utilisateur, sur le SEO allant entre 30 et 60%. Il en va s’en dire que l’installation d’un bandeau RGPD aux normes de la CNIL vous permettra certe d’être en toute légalité mais influencera de manière drastique l’analyse de certains de vos KPis et ce peu importe si vous remontez de meilleures performances en terme de positionnement. Vous devrez donc analyser vos résultats avec minutie et ce, non pas que sur le SEO, mais aussi sur tous les autres canaux, donc le Paid. 

Et quels résultats sur le référencement payant ? 

Tout comme le SEO, le référencement paid (SEA) est également impacté par la nouvelle réglementation des cookies. Les annonceurs ont de ce fait vu leur trafic fortement chuté dès lors de l’installation du bandeau RGPD permettant aux internautes de refuser les cookies. 

Rassurez-vous il ne s’agit pas réellement d’une chute de trafic mais d’un trafic que l’on arrive plus à suivre via les outils d’analyse tel que Google Analytics. Vous conserverez sans doute le même trafic qu’habituellement mais ne pourrez pas le suivre entièrement comme avant. 

D’un point de vue chiffré, les premiers résultats démontrent une perte de trafic analysable allant jusqu’à 70% pour les annonceurs B2B et jusqu’à au moins 60% pour les e-commerçants. 

Le trafic n’est pas le seul KPI impacté sur le SEA. En effet, un trafic qui ne peut plus être suivi va forcément impacter d’autres KPIs tels que les conversions.

Cette perte de données analysable se ressent également sur d’autres canaux d’acquisition digitaux où la protection des données s’est également renforcée. 

Apple & IOS 14.5: Coup dur pour la publicité mobile.

En accord avec l’ensemble des acteurs du digital, Apple a renforcé l’ensemble de sa politique de protection des données avec la mise à jour IOS 14. 

Avec IOS 14.5, et l’entrée en vigueur de l’App Tracking Transparency, Apple laisse le choix à l’utilisateur d’être suivi ou non (notamment en matière de publicité). 

Cette mise à jour est un véritable coup dur pour la publicité sur mobile et personnalisée notamment sur les réseaux sociaux. En effet, les revenus des réseaux sociaux viennent en grande partie de la publicité des annonceurs. Aujourd’hui, Facebook tente de limiter la casse en expliquant que l’acceptation de tracking permet de garder l’application gratuite, et donc tente d’influencer les utilisateurs dans leur choix.

Avec toutes ces mises à jour pour protéger les données, Facebook, Google et d’autres plateformes où l’on retrouve de la publicité ont cherché à mettre en place d’autres systèmes de tracking, plus rgpd friendly

IOS 14 publicité mobile

Suivi avancé des conversions, abonnement payants,… Quelles solutions pour faire face au refus de tracking.

Avec la mise en place des nouvelles bannières cookies, les sites d’annonceurs, tirant la majorité de leurs revenus des bannières publicitaires, ont décidé de tirer profit du nouveaux bandeaux cookies. En effet, ils proposent aux utilisateurs de naviguer gratuitement tout en étant traqués, ou alors de payer un abonnement mensuel pour ne pas partager leurs données, et donc pallier à la perte de revenus.

Google, premier groupe impacté par le rgpd, tente de mettre en place une nouvelle façon de traquer les données pour les annonceurs: Le suivi avancé des conversions, qui permet de créer des rapports plus précis sur les transactions générées par des annonces.

Facebook, pour contrer la mise à jour IOS 14, a mis en place son propre suivi avancé des conversions grâce à la priorisation des événements qui permet de traquer même les utilisateurs ayant refusé le tracking. 

Mais alors toutes ces solutions mises en place sont-elles vraiment rgpd friendly?

Et comment se positionne la CNIL ? 

Il est bon de savoir que tout site ne souhaitant pas se mettre en conformité aux nouvelles normes RGPD en cours de potentielles lourdes sanctions allant jusqu’au blocage du compte google ads par exemple. 

Face à ces nouvelles normes, la CNIL n’a pas encore totalement pris position. 

En effet, il est courant de voir que certains sites ne respectent pas encore les nouvelles réglementations. Pour être en totale conformité, chaque site se doit de mettre en avant, dans leur bandeau cookie, la possibilité d’accepter ou de refuser les cookies. 

Cependant, cela ne s’arrête pas là. Les boutons d’acceptions et de refus doivent être totalement identiques, c’est -à -dire même taille, même couleur et même disposition dans le bandeau. 

Plusieurs sites en profitent donc pour proposer aux internautes le refus des cookies mais de manière subtile notamment en mettant mois en avant le bouton “continuer sans accepter”. 

La CNIL n’a pas encore pris position sur cette pratique mais ce qui est sûr c’est que dégrader de manière volontaire le contenu ou l’expérience utilisateur sur le site si l’internaute ne souhaite pas accepter les cookies est fortement réprimander. 

Pour résumer la situation, si vous êtes un annonceur, il est certain que vous devrez adopter une nouvelle stratégie d’acquisition digitale qui prendra en compte ces nouvelles mesures de protection des données personnelles. 

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