
Nous vivons dans une société dans laquelle les sources de données sont omniprésentes : smartphone, ordinateurs, télévisions, domotiques et j’en passe. Nous sommes entouré d’appareils communiquant avec internet pour diverses raisons. Amélioration de produit, mise à jour, ou encore sécurité de la personne. Pour des besoins vitaux ou notre propre confort, ces sources nous ont facilité la vie et ont même permis de prévenir ou de sauver des vies. Les pompiers exploitent déjà ces données issues de ces appareils afin d’optimiser leurs interventions. Nous y reviendrons plus en détail plus bas dans l’articles.
Pourquoi cette explosion de données ?
L’essor des smartphones a vu le jour en 2007 avec la sortie planétaire de l’iPhone 3 (Apple). Les autres marques n’ont pas tardé à emboiter le pas du géant américain. Samsung, LG, Blackberry et plus récemment Huawei et Xiaomi. Nous voulons des appareils interconnectés pour notre confort et les entreprises conceptrices de ces derniers l’ont compris. On nous propose plusieurs gammes de produits et ce pour tous les goûts. Smartphone avec appareil photo digne d’un reflex de plusieurs milliers d’euros pour les amateurs de cliché. Ces mêmes appareils avec une batterie pouvant durer des jours sans recharge pour les plus aventuriers. Ordinateur de poche dans un format 10’ (pouces) pour les personnes désireuses d’avoir une continuité entre leur ordinateur de bureau et téléphone de poche. Ou de tout simplement remplacer ce dernier par leur smartphone.

Quelle utilité ?
L’utilité est diverse : Communiquer avec des personnes ou des proches, voir et se faire voir en temps réel et ce à l’instant voulu (grâce notamment au débit de connexion de la fibre et du réseau cellulaire 4G). Se mettre en sécurité et connaitre une position sous forme de coordonnées GPS afin de pouvoir secourir des personnes et sauver des vies. Les pompiers de Paris intègrent dans leur SI (système d’information) des sources de données transmises par leurs partenaires EDF, GDF ou la SNCF ensuite les concatènent avec les données déjà présentes afin de dégager des tendances et prévenir des accidents comme les domestiques par exemple.
Un exemple plus concret d’application est celui d’une intervention dans un bâtiment à risque dans lequel il faudra déployer deux échelles et non pas une. Une logique identique a été déployée près d’une caserne dans le département de l’Ain où les moyens lourds pour secourir des personnes accidentées ont été positionnés près des zones à risque.
Et nos données dans tout ça ?
Nos données, qui sont le fer de lance de toute cette immense industrie digitale est un sujet qui revient souvent sur la table. Sont-ils correctement collectés ? Que deviennent-ils ? Combien coûte-ils aux entreprises ? Intéressons-nous au réseau social Facebook.
Facebook, un réseau social à l’initiative de Mark Zuckerberg. Tout d’abord réservé aux étudiants d’Harvard, il s’est par la suite ouvert aux autres universités américaines avant de pouvoir être accessible à toute personne âgée d’au moins 13 ans en septembre 2006. La version française a été lancée en février 2008. C’est désormais le deuxième site web le plus visité au monde derrière Google. Aujourd’hui Facebook rassemble plus d’un milliard de membres à travers le monde. Et le réseau ne s’arrête pas là. En Février 2015 The Register (site media Britannique traitant des nouvelles technologies) remarque également des changements dans les conditions d’utilisation de Facebook. Grâce à ces nouvelles conditions ils peuvent utiliser nos données WhatsApp et Instagram afin d’afficher des publicités encore plus ciblées.
Attention aux abus !
Cambridge Analytica, ça vous dit quelque chose ? SCANDAL ! Oui c’est bien cela. Je parle bien du scandale de 2018 qui a touché Facebook et qui a vu son président poursuivi en justice aux Etats-Unis devant des centaines de sénateurs.
En juin 2014, une société a abusé du laxisme de Facebook sur les sources de données de ses membres. Le réseau social en paie aujourd’hui le prix. Il y a quelques jours, The Guardian (media Britannique) et le New York Times (media Américain) ont révélé que Cambridge Analytica, une société de profilage politique, a capté les données de 50 millions d’internautes, sans leur consentement. Les informations ont été obtenues par l’application « thisisyourdigitallife », un test de personnalité monté par l’universitaire Aleksandr Kogan de Cambridge, via sa société Global Science Research (GSR). Par ce biais, les internautes autorisaient à la fois la captation de certaines de leurs données (comme la ville ou les contenus aimés), mais aussi certaines infos de leurs amis, si leurs paramètres le permettaient. Dupés ? Lorsqu’on se sert de nos différents appareils afin récolter nos données pour des fins de ciblages politique est-il légal ?
Nos données sont-elles protégées ?
Et bien j’ai envie de vous dire GDPR ou RGPD. La loi Européenne entrée en vigueur le 25 Mai 2018 vient définir la méthode de récolte ainsi que l’analyse. Donc l’application que les entreprises auront (voir le lien suivant pour plus de détail : https://ec.europa.eu/info/law/law-topic/data-protection_en). Ainsi, il permet une harmonisation de la législation sur l’ensemble du territoire de l’Union européenne. De fait, il implique une gestion encadrée des sources de données personnelles des individus avec lesquels les organisations interagissent dans leurs activités.

Quel est le champ d’application RGPD ? Qui est concerné ?
Le RGPD s’applique dès lors qu’un organisme traite ou collecte des données personnelles. Ces données peuvent permettre une identification directe ou indirecte :
- L’identification directe : l’organisme détient des informations permettant d’identifier directement une personne : un nom ou un prénom.
- L’identification indirecte : l’organisme détient des informations permettant d’identifier indirectement une personne : un numéro d’identification (exemple : un code adhérent), une adresse, un numéro de téléphone, une adresse IP, ou encore un ou plusieurs éléments renvoyant à son « identité physique, physiologique, génétique, psychique, économique, culturelle ou sociale ».
Grâce à cette « couverture », nos appareils connectés donc nos données sont régies par une institution puissante avec un pouvoir exécutif. L’amende record infligé à Google pour des raisons d’utilisation trompeuses à des fins publicitaires abusives en ligne est un exemple. En juillet 2018 elle s’élèvait à 4,34 milliards d’euros est une preuve de la solidité de cette commission. Nous vivons dans un monde dans lequel les sources de connexions vont se multiplier de manière exponentielle. Et certaines d’entre elles n’existent peut-être pas encore. Le progrès technologique n’a que peu de limite mais cette avancée devra sans doute se faire tout en respectant la privacité de tous.



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