e-commerce et fret aérien pendant une pandémie

15 janvier 2024

l’ecommerce : un cas d’usage du fret aérien

e-commerce et fret aérien pendant une pandémie
Photo prise par Josue Isai Ramos Figueroa (Licence Unsplash)

Le marché du e-commerce n’a cessé de prendre de l’importance ces dernières années. Il est passé d’un revenu global généré de 1 234 milliards de dollars en 2017 à 6310 milliards en 2023 (étude Statista). Dans ce contexte de forte croissance et d’adoption massive, la supply-chain est un enjeu important pour les entreprises du secteur. En effet, la demande est toujours plus forte et les niveaux d’exigence côté clients toujours plus élevés. La pandémie mondiale a aussi forcé les acteurs du commerce à s’adapter. Il a fallu trouver des solutions afin de lutter contre la paralysie globale imposée par la COVID-19. Le recours au fret aérien est apparu comme une solution pour répondre efficacement à ces défis. Il permet non seulement une livraison rapide, mais aussi une meilleure gestion des flux de marchandises à l’international. Cet article vise à mettre en lumière les interactions entre e-commerce et fret aérien pendant une pandémie. L’objectif sera de déterminer dans quelle mesure le boom du commerce électronique lié à la pandémie a eu une influence sur le fret aérien.

l’explosion du e-commerce

Depuis sa formalisation dans les années 1980, et son arrivée concrète lors de la décennie 1990, le commerce électronique a connu de nombreux bouleversements. On peut parler de l’irruption d’acteurs comme Amazon et Alibaba sur le marché en 1995 et 1999, des possibilités créées par l’émergence de l’économie des publicités en ligne, ou encore de l’apparition de moyens de paiement et de solutions de livraison innovantes.

Mais si l’on doit se focaliser sur un seul de ces bouleversements, ce serait la crise mondiale causée par la pandémie de la COVID-19.

La crise COVID-19 et les confinements successifs ont en effet accéléré le développement du e-commerce. L’accès limité aux magasins physiques a transformé les habitudes de consommation à l’échelle mondiale. Certaines personnes, habituées aux achats en magasin, se sont trouvées contraintes d’effectuer la transition vers le commerce électronique. Le e-commerce était en effet l’unique façon de satisfaire leur besoin de consommer, que ce soit pour se procurer des biens de première nécessité ou à des fins de divertissement.

Selon les Nations Unies, la part du e-commerce dans le total des ventes au détail serait passée de 16% en 2019 à 19% en 2020. Au delà des chiffres, on remarque qu’un jalon a été franchi côté entreprises. De plus en plus d’enseignes ont lancé ou renforcé leurs boutique en ligne. Ce tournant s’accompagne d’investissements massifs afin de supporter des volumes importants de commande en particulier dans un contexte de pandémie.

C’est dans cette optique que les entreprises cherchent à optimiser leur chaîne logistique et disposer de moyens de livraison sûrs.

COVID-19 et fret aérien

Nous avons vu que le contexte de crise sanitaire a accéléré le développement du e-commerce. Nous allons à présent analyser la relation entre e-commerce et fret aérien pendant une pandémie.

Le recours au fret aérien lors de la crise sanitaire

La crise COVID a fortement impacté les moyens de transport de marchandises. C’est d’autant plus vrai pour le transport maritime, dont les coûts ont explosé. La pandémie occasionna de nombreux retards, qui ont également impacté le volume de fret. Cette situation a généré une hausse de l’intérêt pour le fret aérien, et un questionnement sur la pérennité des solutions maritime.

Au début de la crise, on avait recours au fret aérien pour du matériel médical et des vaccins. On profitait du fait qu’il est le moyen de livraison le plus fiable et rapide au monde. Mais petit à petit, on a étendu l’usage au commerce électronique pour soutenir la croissance fulgurante du secteur.

Le cargo aérien a permis de gérer des chaînes logistiques complexes et adresser la problématiques des livraisons transfrontalières. Sa vitesse de livraison le rendait plus flexible que son homologue marin. Cela lui a permis de s’adapter aux fluctuations inhérentes au secteur du e-commerce. Il garantissait sécurité et intégrité des marchandises durant le transport afin de répondre aux impératifs de satisfaction client.

Un impact positif pour le secteur de l’aviation

Le recours au fret aérien a généré des effets positifs pour une multitude d’acteurs du secteur de l’aviation. Le secteur fut un des plus touchés par la pandémie mondiale avec l’interruption des vols imposée par les autorités. Selon une étude du cabinet McKinsey, les compagnies aériennes furent les plus grandes perdantes du secteur lors de cette crise COVID. Elles ont enregistré des pertes colossales, à l’exception de celles qui étaient avaient une activité de cargo.

D’un côté, il y avait les compagnies « pure players » spécialisées dans le fret aérien qui ont le plus profité de LA hausse d’intérêt pour ce mode de transport. De l’autre, les compagnies habituellement orientées transport de passagers qui ont pu maintenir une source de revenu grâce au cargo. En effet, les compagnies classiques ont souvent des activités cargo qui représentent une faible partie de leurs gains. Ces activités leur ont permis de limiter l’impact négatif de la situation sanitaire sur leur bilan.

Conclusion

Dans cet article, nous avons étudié les liens entre e-commerce et fret aérien pendant une pandémie. Nous avons mis en lumière l’explosion récente du commerce électronique et l’impact de la pandémie mondiale sur cette hausse d’activité. Après cela, nous avons vu que les divers avantages du fret aérien ont fait de lui une solution privilégiée en période de crise sanitaire. Nous avons enfin mit en lumière les acteurs qui ont bénéficié de la hausse d’intérêt pour le fret aérien.

En somme, l’avenir s’annonce prometteur pour le fret aérien et les prévisions tendent vers une hausse progressive de son utilisation.

Perspectives d’avenir

Il convient pour ouvrir la discussion de rappeler que le transport est souvent multimodal. La hausse du recours au fret aérien ne signifie pas que les transports maritimes et routiers n’ont plus d’avenir. En effet, une des principales limites du cargo aérien est son impact carbone : il serait 100 fois plus important que celui du fret maritime selon les données de l’ADEME.

Une chose est sûre : les spécialistes du commerce électronique devront être attentif aux évolutions en ce qui concerne le fret aérien en particulier dans le cas d’une nouvelle crise sanitaire.

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